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L'Epistre Othea : un manuscrit de Christine de Pizan (1460)

Folio 065

Contenu

Titre
Folio 065
Droits
Bibliothèque municipale de Lille
Type
Manuscrit littéraire et enluminé
Créateur
De Pisan, Christine
Date
1460
Description
Texte issu du chapitre 67 se concentre sur Orphée, à la fois en tant que figure mythologique et allégorique, évoquant la tension entre le plaisir de l’art et le devoir chevaleresque. Le texte commence par : “Trop ne tassotes de la lire” ; “Orpheus se tu veulx eslire” ; “Armes pour principal mestier” ; “dinstrumens suivre nas mestier”. Ces vers sont une mise en garde contre une excessive fascination pour la musique et les plaisirs qu’elle procure. Elle établit une opposition fondamentale entre deux vocations : la voie des armes (“principal mestier”) correspondant au rôle traditionnel du chevalier ; et les instruments et distractions charnelles (“delices charnelles”) et mondaines (“compaignie mondaine”). La musique ici symbolise les plaisirs, perçus comme un danger pour celui qui doit se consacrer à des devoirs plus nobles. Orphée est cité comme exemple négatif, non pour sa virtuosité, mais pour ce qu’elle représente : un risque de distraction et d’oisiveté.



La glose décrit Orphée comme un poète et musicien capable d’exercer une influence sur la nature l’entourant : il “savoit jouer de la lire que mesmes les eaues courans en retournoient leurs cours et les oyseaux de lair, les bestes sauvages et les fiers serpens en oublioient leur cruaulte et sarestoient a en escoutant le son de la lire”. Cette fascination pour la musique est vue comme une “oysiveté” (oisiveté), dangereuse pour le chevalier.
La miniature représente Orphée jouant de la harpe entouré d’animaux. Il est assis près d’un ruisseau, charmant les éléments naturels, les oiseaux, et les bêtes féroces (symbolisées ici par un loup). Sa harpe contient douze cordes, et il porte une tenue apprêtée. L’iconographie fait écho au texte en montrant une scène où le pouvoir d’Orphée est admiré, mais suggère implicitement les dangers de cette fascination excessive.
La glose décrit Orphée comme un poète et musicien capable d’exercer une influence sur la nature l’entourant : il “savoit jouer de la lire que mesmes les eaues courans en retournoient leurs cours et les oyseaux de lair, les bestes sauvages et les fiers serpens en oublioient leur cruaulte et sarestoient a en escoutant le son de la lire”. Cette fascination pour la musique est vue comme une “oysiveté” (oisiveté), dangereuse pour le chevalier.
Format
codex papier 208 × 142 mm
Langue
français et oïl
Place
Lille
Editeur
Bibliothèque municipale de Lille
Titre alternatif
Allégorie d'Orphée
Contributeur
Bibliothèque municipale de Lille
Relation
Bibliothèque municipale de Lille
Détenteur des droits
Bibliothèque municipale de Lille
Sujet
Allégorie d'Orphée
Couverture temporelle
1460
Pages du site
Exposition numérique