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L'Epistre Othea : un manuscrit de Christine de Pizan (1460)

Contenus

Recherche avancée
  • Bunker allemand
    Soldat allemand devant un bunker allemand à Fromelles
  • Soldats du 53e bataillon australien avant la bataille
    Soldats du 53e bataillon australien avant la bataille de Fromelles
  • Centre-ville d'Aubers après les bombardements
    Centre-ville et église d'Aubers détruits par les bombardements
  • Folio 026
    Diane, déesse de la lune et de la chasteté, pour enseigner l’importance de “lonnesteté de/du (ton) corps”. Elle est associée ici à une pureté morale, devenant une figure doublement symbolique : à la fois mythologique et chrétienne. Par une assimilation théologique, Christine écrit : “prendrons pour Diane Dieu de paradis le quel est sans tache aucune ameur de toute netteté”, transformant ainsi Diane en un archétype de perfection divine, lié à la foi chrétienne Elle renforce cette vertu par une citation d’Hermès : “Cellui ne pouroit est de parfait sens qui en lui naroit chasteté”, liant chasteté et sagesse comme piliers de l’idéal chevaleresque. Enfin, elle invoque le Credo : “Credo in Deum, patrem omnipotentem, creatorem celi et terre” (Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre), soulignant que la pureté de l’âme est indissociable de la foi
  • Découverte du corps de Marc Antoine Calas (Blin de Sainmore, Lettre de Jean Calas à sa femme)
    Il s’agit de représenter la découverte du corps de Marc-Antoine Calas par sa famille dans leur boutique. La scène ici montre quatre personnages : Marc-Antoine, mort, dans les bras de sa mère, Jean Calas près d’eux, et certainement l’un de ses frères qui entre dans la pièce. L’homme qui entre dans la pièce apparaît en retrait, comme s’il n’osait pas intervenir, ou bien qu’il voulait fuir. Il apparaît en contradiction avec Jean Calas, avec une attitude peu expressive. Le détail autour du cou de Marc-Antoine permet de constater que l’auteur a voulu le représenter comme mort en se suicidant par pendaison. En effet, il porte encore la corde à son cou et on peut voir le tabouret qui lui a servi à se hisser pour procéder à son oeuvre.  Au dessus, sa mère apparaît en le tenant dans ses bras après l’avoir allongé dans l’arrière-boutique, les personnages ne semblent pas avoir de réelles expressions, Marc-Antoine a la tête relevée vers le ciel, et sa mère semble regarder la corde autour de son cou. L’auteur a peut être voulu représenter le désarroi de la mère, a une époque où le suicide était considéré comme la damnation.  Jean Calas a une posture très expressive, il se tient au dessus de sa femme, la tête vers le haut, les poings serrés entre eux dans une sorte de posture de prière, ou de demande.  Son visage est aussi très expressif bien qu’à moitié caché par ses bras, on peut voir qu’il semble ouvrir la bouche pour crier ce qui renforce l’idée de la demande, du désespoir face à la perte de son fils aîné.
  • Bundesarchiv_Bild_146-2008-0075,_Frankreich,_Neuve_Chapelle,_Schlachtfeld
  • Soldat australien décédé à Fromelles
    Soldat australien décédé après les combats de la bataille de Fromelles, en juillet 1916
  • Représentation d'un animal hideux qui a mangé beaucoup de monde dans un village nommé Singlais, situé à trois lieues de Caen
    La "bête de Singlais" ou "bête de Caen" est un animal ayant sévi par ses penchants gastronomiques envers la chair humaine. Sa première attaque aurait eu lieu en 1632. On lui attribue une trentaine de repas similaires, ce qui a commencé à ennuyer les locaux qui se sont vus dans l'obligation de lui retirer la vie.
  • Blockhaus à Aubers
    Blockhaus situé près d'Aubers
  • Folio 014
    Relation entre le chevalier Hector et Mars, le dieu de la guerre (et père symbolique). La réflexion débute par une affirmation sur l’héritage familial et l’influence de Mars sur les actions des chevaliers : “Mars ton pere, je nen doubt pas” ; “Tu ensuivras bien en tout pas” ; “Car ta noble condicion Itrait ton inclination”. Christine de Pizan insiste ici sur la noblesse et la destinée d’Hector, soulignant que son inclination vers les armes et la chevalerie découle de sa nature et de son héritage. Mars, dieu associé à la guerre, serait vu comme le “père spirituel” de tout chevalier qui suit cette voie : “esuivroit son pere, ce que tout bon chevalier doit faire”. Le passage fait appel à l’idée que l’honneur et la valeur d’un chevalier se reflètent dans ses actions. Mars, qui, par son association avec la guerre, incite donc les chevaliers à embrasser la bataille. Il est non seulement le dieu de la guerre, mais dans ce contexte, il symbolise aussi la force, la discipline et la noblesse du chevalier.
  • Ruines de l'église d'Aubers après les bombardements
    Intérieur de l'église d'Aubers détruite par les bombardements allemands
  • Voltaire promettant son appui à la famille Calas
    La peinture illustre la demande des Calas pour avoir le soutien de Voltaire dans leur défense durant l’Affaire Calas. Il y a donc une opposition entre les Calas et Voltaire qui sont séparés et adoptent des postures différentes.  Voltaire apparaît en retrait, étant assis, mais son visage montre aussi sa confiance face aux Calas qui sont plus nombreux, debouts, mais semblent désespérés face au Philosophe. Voltaire apparaît seul face aux Calas, un léger sourire au visage, qui pourrait correspondre à une figure plus assuré sur le déroulement de l’affaire. Il porte des vêtements colorés et ajourés ainsi qu’une perruque.  Dans une de ses mains, il porte une canne à pomeau, symbole de sa richesse, de son âge et aussi de son statut noble. Dans l’autre main, il tient un livre qui montre sa place dans le courant des Lumières et aussi son importante connaissance. Les Calas apparaissent comme une famille plus variée, avec des enfants et adultes. Ils sont habillés avec des vêtements plus sobres sans pour autant être des tenues de deuil.  Leurs postures semblent suppliantes pour les adultes, la femme en retrait semble même essuyer ses yeux ou cacher des larmes. 
  • Procès et exécution d'une sorcière
    La sorcière en question n'est autre que Clauda Brunyé. Elle a empoisonné le mari d'une femme à la demande de cette dernière. En plus de ce crime, les relations charnelles qu'elle aurait entretenu avec le diable ne faisaient pas bon genre... Cela lui a valu la condamnation au bûcher le 16 septembre 1568.
  • Marie Antoinette : Harpie Monstre Amphibie vivante
    Représentation peu élogieuse de Marie-Antoinette en harpie, qui montre l'instrumentalisation de l'image du monstre pour dénoncer les rôles de Louis XVI et de Marie-Antoinette au pouvoir. Un mécontentement social et politique est exprimé.
  • Histoire de la nature, chasse, vertus, proprietez et usage de la lycorne
    Les légendes concernant les licornes ne sont pas l'apanage de la période médiévale, elles persistent jusqu'à l'époque moderne : en témoigne l'ouvrage de cet apothicaire montpelliérain, Laurens Catelan. Ce dernier donne de sages conseils afin de chasser les licornes et de s'emparer de leur attribut frontal tant convoité.
  • Sergent Oscar Eric BAUMANN
    Portrait d'un soldat australien avant de partir combattre en Europe lors de la Première Guerre Mondiale
  • Soldat allemand gardant une pompe à eau
    Soldat allemand gardant la pompe à eau du village d'Aubers après destruction du village par bombardements
  • Ruines de maison à Fromelles
    Ruines de maison à Fromelles après des bombardements
  • Folio 008
    Christine de Pizan mobilise la figure allégorique “d’Attrempance” (Tempérance) pour enseigner une vertu fondamentale qu’est la modération et la maîtrise de soi. Othéa dit à Hector : “Quil te faut fault faire et que tu saches” ; “A toy les vertus plus propisses” ; “Pour mieulx parvenir aux premisses” ; “De vaillance chevalereuse” ; “Est doulce coye et attrempee” ; “Cest la deesse datrempance” ; “Qui sages est moulte layme et prise”. Ces vers soulignent d’emblée l’objectif de l’enseignement qui est d’inculquer les vertus nécessaires au chevalier. Parmi celles-ci, Tempérance est présentée comme indispensable. L’évocation d’Attrempance en tant que “seur germaine” d’Othéa est significative : elle établit une parenté symbolique entre les deux qualités fondamentales que sont la Prudence et la Tempérance. Ce lien est explicité dans la glose : “Attrempance est demonstrance de prudence, et de prudence s'ensuit attrempance”.  Christine montre que la maîtrise des passions découle de la sagesse et que l’une ne peut exister sans l’autre. Tempérance est au centre d’un équilibre moral nécessaire, non seulement au chevalier, mais à tout individu. L’enseignement est renforcé par des références à des autorités intellectuelles, comme Démocrite (Democritus) : “Attrempance amodere les vices et parfait les vertus.” Cette réflexion est enrichie par une comparaison à l’horloge. En effet, l’analogie entre le corps humain et une horloge met en lumière la question de l’auto-régulation des désirs et des impulsions. Elle articule son propos avec des citations bibliques, comme celle de saint Pierre : “Obsecro vos, tanquam advenas et peregrinos, abstinere vos a carnalibus desideriis que militant adversus animam.” (Je vous supplie, en tant que voyageurs et étrangers, de vous abstenir des désirs charnels, qui combattent l'âme). Ce passage place la maîtrise des désirs corporels au cœur de l’éthique chrétienne, soulignant que la Tempérance est aussi un impératif divin.
  • Fouilles archéologiques au Bois des Faisans, Fromelles
    Fouilles archéologiques menées en 2009 pour retrouvés les "disparus du Bois des Faisans"
  • Discours sur les jumelles jointes, qui sont nées à Paris, le 18 Janvier 1605 en la rue de la Bucherie, avec les causes et les présages de tels enfantemens prodigieux.
    La monstruosité ne concerne pas seulement des créatures fantastiques ou des animaux dangereux, elle désigne aussi des individus atteints de malformations physiques, comme cette fratrie deux en un. Plus précisément, ce sont des "jumelles jointes" qu'on qualifieriait aujourd'hui de "soeurs siamoises".
  • Crâne d'un homme hydrocéphale
    Autre photographie du crâne de Jean-Louis Bourdini. En raison de cette anomalie, il était considéré comme un monstre : “ Nous vîmes un homme d’environ quarante-cinq ans, à la tête énorme et monstrueuse. Sa circonférence atteignait quatre pieds ; son poids était estimé à soixante-dix-neuf livres. Cet homme était du reste de très petite taille et maigre au point que l’on aurait pu croire que les os n’étaient couverts que par la peau. Il ne pouvait pas marcher en raison du poids excessif de sa tête. Il parlait, mais d’une voix faible et plus qu’efféminée “, Juste Zinzerling, lors de sa visite à Marseille en 1612. 
  • Monument aux morts de Fromelles
    Pierre Bastien
  • Hyenne, animal féroce qui ravage le Gevaudan depuis 1764 tel qu'on l'a envoyé à la Cour
    "Cet animal est très rare hors de l'Egypte, il est aussi grand et ressemble à un loup excepté qu'il n'a pas les jambes si longues, il a le poil rude et la peau couverte de tâches. Quelques uns le dépeignent avec la tête d'un matin, les oreilles courtes et triangulaires, la queue et les pieds d'un lion. Pline dit que l'hyène change de sexe tous les ans, c'est-à-dire qu'il est mâle une année, et femelle l'autre." Aristote et Elien disent qu'il rend les chiens muets par son ombre, qu'il imite la parole des hommes, et que par ce moyen, il les fait sortir de leurs maisons et les dévore. Ils disent aussi qu'il a les pieds d'un homme et point de vertèbres au cou. Il parut un de ces animaux aux jeux séculaires à Rome sous l'empereur Philippe." On voit par cette description que la bête du Gévaudan nourrit les fantasmes et relève également du spectaculaire.
  • Réunion de troupes alliées à Aubers
    Réunion des troupes alliées à Aubers en préparation de la prochaine offensive