Hubert Robert peint cette oeuvre en 1783, illustrant le regain d’intérêt pour le classicisme au XVIIIe siècle. Dans cette oeuvre, le peintre dépeint une scène du quotidien, montrant en arrière plan les ruines d’un temple dorien, montrant la grandeur passée de la civilsiation grecque. Le temple est envahi par la nature, symbolisant le passage du temps. Cet ajout de nature et la lumière douce est caractéristique du mouvement rococo, créant des effets de mouvements.
Gilles Garnier aurait mutilé, démembré, assassiné des petites filles et des petits garçons entre 1572 et 1574. Suite à son arrestation, il est jugé, et lors de son procès, il "avoue" avoir des apparitions qui lui offrent la possibilité de se transformer en loup-garou. Il est condamné au bûcher le 18 janvier 1574 pour sorcellerie et lycanthropie.
Ce crâne appartenant à Jean-Louis Bourdini est exceptionnel à bien des égards : aussi bien par son volume que par l'âge de son détenteur au moment du décès. Le bougre a en effet persisté à (sur)vivre malgré sa constitution malingre jusqu'à atteindre l'âge relativement canonique de 50 ans.
Le dessin est donc une représentation de la découverte du corps de Marc-Antoine Calas par sa famille. Il y a cependant plusieurs choses qui diffèrent des autres représentations, l’auteur semble ici moins prendre le parti suicide. En effet, il y a bien la présence de la corde et du tabouret, représentés dans les autres dessins sur ce sujet habituellement autour du cou de Marc-Antoine, ici, ils sont éloignés.
De plus, on peut voir la présence directement du Capitoul qui montre l’accusation face aux Calas, mais aussi le visage grave d’Anne-Rose Cabibel auprès de son fils.
Enfin, les Calas apparaissent plutôt dans l’ombre face au Capitoul et son compagnon qui illumine la scène à la lumière de leur bougie.
Il y a deux personnages qui se détachent : on peut considérer le premier comme un frère de Marc-Antoine ou bien un voisin qui a entendu le bruit et ramené le Capitoul, le second, reconnaissable à son chapeau.
Ils semblent suivi par une foule, irreconnaissable par les traits assez flous.
Ils sont aussi illuminés par la lueur de la bougie face aux Calas près du corps de Marc-Antoine, mais se tiennent légèrement en retrait, dans une posture plus méfiante.
Jean Calas apparaît dans une posture désespérée dans ce dessin. Il est vêtu d’habits sombres, son visage mis en lumière à la bougie du Capitoul et de son compagnon.
Ses mains sont jointes devant son visage dans une posture de prière au ciel, de mêle que son visage est tourné vers le haut, ne regardant même pas le cadavre près de lui.
On peut voir ici deux personnages : Anne-Rose Cabibel et dans ses bras Marc-Antoine Calas, victime de l’Affaire Calas.
Anne-Rose Cabibel aborde une expression plus grave en tenant son fils dans ses bras.
Le plus intéressant est de s’intéresser à Marc-Antoine Calas puisque ce dernier apparaît sans aucune trace lié à la pendaison contrairement aux autres représentations de sa mort. En effet, la corde et le tabouret sont présents plus loin et sont les seuls indices de la manière dont il est mort, sans réellement être sur que l’auteur ait voulu représenter ainsi la découverte du corps.
Cette représentation de la découverte du corps de Marc-Antoine Calas se place dans la lignée de la défense des Calas. En effet, il s’agit de montrer ici que Marc-Antoine Calas s’est suicidé par pendaison, et pas qu’il a été tué par strangulation comme avançaient les témoins et le Capitoul de Toulouse.
Il y a donc deux personnages sur la scène : Marc-Antoine qui fait face au spectateur, pendu sur le pas de la porte de la boutique des Calas, et son frère ou son père qui essaye de le décrocher.
La scène apparaît comme lumineuse ce qui permet de distinguer les détails permettant d’avancer la thèse du suicide comme le tabouret utilisé, la corde attachée au pas de la porte et les mains libres de Marc-Antoine qui montre qu’il n’était pas attaché et donc en possibilité de se défendre en cas de meurtre.
Le portrait est issus d’une lithographie sur les adieux de Jean Calas à sa famille. On voit ici que le portrait a centré Jean Calas et sa femme dans leurs adieux. Il s’agit de représenter une scène tragique puisque ce sont les adieux des époux avant la mise à mort de Jean Calas.
On peut voir une résignation dans le regard des époux, l’auteur a voulu mettre l’accent sur le désespoir des époux, le lien qui les unit. Jean Calas apparaît donc comme quelqu’un de résigné, il ne regarde que son épouse qui fixe le vide quant à elle.
L’illustration est utilisée par le Musée du protestantisme pour montrer les adieux des époux.
La représentation iconographique a longtemps servi pour représenter l’affaire Calas puisqu’elle montre les morts, les condamnés à mort, qui ont eu lieu durant l’Ancien Régime. Il s’agit de montrer que le convoi pour la condamnation à mort est quelque chose établi selon des règles : on n’enterre pas le condamné à mort, on va laisser son cadavre a l’air libre en dehors de la ville ou bien le brûler car on considère qu’il ne doit pas avoir de corps à reprendre lors du Jugement Dernier.
Cette illustration est antérieure à l’affaire Calas mais permet de montrer les coutumes qui ont lieu avec la condamnation à mort, qui se fait sur une place dans la ville, avec des manières de tuer différentes selon le crime. Dans notre cas, Jean Calas a été condamné au supplice de la roue.
Hercule luttant contre Géryon, amphore à figures noires, vers 550-540 av. J-C., Paris, Musée du Louvre.
Géryon est souvent décrit comme un homme monstrueux étant doté de trois têtes et de trois corps unis à la taille. Ici, on distingue bien les trois têtes du géant, ainsi que ses six jambes. Il est armé de trois boucliers, un pour chacun de ses corps, et chaque tête est équipée d’un casque. Par ailleurs, son nom est inscrit en grec à ses côtés.
Hercule, face à lui, est habillé de sa peau du Lion de Némée et est en position d’attaque, tandis que Gérion se défend.
Aux pieds des deux hommes, on distingue Eurythion, le bouvier du Géant Géryon, en train de mourir d’une des flèches empoisonnées d’Hercule. Son nom est également indiqué au-dessus de lui.
Située au 1er étage de l’aile Sully, la galerie Campana, aussi appelée la « galerie du bord de l’eau », est dédiée au vase grec. Elle doit son nom au marquis Campana (1809-1880), dont la collection, l’une des plus en vue en Europe au XIXe siècle, fut en grande partie acquise par Napoléon III en 1861. Inaugurée en 1863 pour accueillir les vases et les terres cuites du Musée Napoléon, elle faisait du Louvre le musée le plus riche au monde dans le domaine de la céramique antique. (Musée du Louvre)
Coupe attique à figures rouges : Éos et Memnon tombé au combat
coupe
-490 / -480 (1e quart Ve s. av. J.-C.)
Douris
potier Kalliadès
Lieu de création : Athènes
Lieu de découverte : Santa Maria di Capua
Hydrie à figures noires montrant la déploration d'Achille par Thétis et les Néréides.
En argile, l'hydrie attribuée au Peintre de Damon est datée du corinthien récent 560-550 av. J.-C.
Peintre Ménélas (nom vase) (vase éponyme)
Cratère en cloche
Ménélas a l'intention de frapper Hélène ; frappé par sa beauté, il laisse tomber ses épées. Un Éros volant et Aphrodite (à gauche) regardent la scène. Détail d'un cratère attique à figures rouges, vers 450-440 av. J.-C., découvert à Gnathia (aujourd'hui Egnazia, Italie).
Dispute d'Héraclès et Apollon pour le trépied de Delphes. Œnochoé attique à figures noires, vers 520 av. J.-C.
Peintre de Taléidès
Numéro d’inventaire : F 341
Œnochoé à figures noires
cratère des Euménides
-380 / -370 (1e quart IVe s. av. J.-C. ; 2e quart IVe s. av. J.-C.)
peintre des Euménides
Lieu de création : Apulie
Lieu de découverte : Armento (?)
Cratère en cloche apulien à figures rouges, dit "Cratère des Euménides" : Réveil des Erinyes et purification d'Oreste à Delphes
Colonne-krater corinthien archaïque à figures noires représentant Héraclès dînant avec Eurytios et ses fils, servi par Iole, au-dessus d'une rangée de cavaliers, de Cerveteri,
-590 / -570 (1e quart VIe s. av. J.-C.)
peintre du Louvre E 627
amphore
-540 / -530 (3e quart VIe s. av. J.-C.)
peintre de Towry-Whyte
potier Exékias
Lieu de création : Athènes
Lieu de découverte : Italie centrale
Dionysos, silène et ménade.
Une femme vêtue d’un long chiton plissé, un himation sur les épaules, est représentée de profil droit. Ses cheveux sont enserrés dans un sakkos, dont un bout pend dans sa nuque. Un pendant d’oreille est noté. De sa main droite, elle tient le plectre rendu en rouge, tandis que sa main gauche pince les cordes de la lyre. Elle avance vers un autel bas, sur lequel est posée une guirlande végétale rendue en rouge. Derrière, un élément tripode est suspendu, décoré d’une bande horizontale noire entre des motifs de zig-zag.
Peintre de Brygos (attribué)Grèce, Sterea Hellas Evoia, Attique (lieu de création)480 av JC (vers)
(https://medaillesetantiques.bnf.fr/ws/catalogue/app/collection/record/ark:/12148/c33gbhc2v)
Ajax fils d'Oïlée arrachant de force Cassandre du Palladium auprès duquel elle s'était réfugiée, intérieur d'une coupe à figures rouges du Peintre de Codros, v. 440-430 av. J.-C., musée du Louvre.
Le 29 septembre au matin, un officier supérieur autrichien vient présenter la sommation du commandant général de l’armée impériale, Albert de Saxe. Il s’agit d’une sommation adressée au commandant des troupes lilloises. Il est écrit : “A la municipalité de Lille. Établi devant votre ville avec l’armée de Sa majesté l’Empereur et Roi, confiée à mes ordres, je viens en vous sommant de la rendre ainsi que la citadelle, offrir à ses habitants sa puissante protection. Mais si par une vaine résistance, on méconnaissait les offres que je leur fais ; les batteries étant dressées et prêtes de foudroyer la ville, la municipalité sera responsable à ses concitoyens de tous les malheurs qui en seraient la suite nécessaire. Fait au camp devant Lille, le 29 septembre 1792”.
Il s’agit de la réponse de la municipalité de Lille à Albert de Saxe qui avait demandé la reddition de la ville. Il est écrit : “La municipalité de Lille à Albert de Saxe. Nous venons de renouveler notre serment d’être fidèles à la nation, de maintenir la liberté et l’égalité, ou de mourir à notre poste. Nous ne sommes pas des parjures. Fait à la Maison commune, le 29 septembre 1792, le premier de la République française”.
Le 12 octobre 1792 de l’an I de la République française, la Convention nationale publie un décret portant que la ville de Lille a bien mérité de la Patrie. La Convention fait cela d’abord pour féliciter la bravoure et le courage des Lillois face à l’armée impériale mais aussi pour inciter les autres personnes à soutenir la jeune République.
La colonne de la déesse est située au centre de la Grand’Place de Lille. C’est un monument qui commémore l’héroïsme des Lillois lors du siège de Lille contre l’armée Autrichienne. De sa main droite, elle tient un boutefeu, qui sert à allumer la mèche des canons, et de sa main gauche, elle montre la réponse du maire André, refusant la reddition de la ville, qui est inscrite sur son socle. Cette statue a été inaugurée le 8 octobre 1845.
Ces boulets factices situés sur le rang de Beauregard, un ensemble de maisons privées élevées sur trois niveaux et typiques de l’architecture lilloise, commémorent le siège de Lille par les Autrichiens en 1792, au cours duquel la ville a reçu plus de 30 000 bombes. Les boulets du rang de Beauregard à Lille ont été posés après le siège de 1792, au cours duquel la ville a été bombardée par les troupes autrichiennes.
Portrait du duc Albert de Saxe. Ce portrait met en avant Albert de Saxe-Teschen qui était le commandant de l’armée impériale lors du siège de Lille de 1792.