L'Affaire Calas
- Titre
- L'Affaire Calas
- Droits
- Ressource consultable en ligne
- Type
- Peinture
- Créateur
- DESTREM, Casimir
- Date
- 1879
- Description
-
Elle représente le moment où Jean Calas est surpris près du corps de son fils, Marc-Antoine, dans l’arrière-boutique qu’il possède, le 13 octobre 1761 au soir.
Alors que la scène se déroule le soir aux alentours de 22 heures, on peut voir en arrière-fond un paysage plutôt clair qui contraste avec l’intérieur de la boutique et son fond sombre.
Il y a certes trois personnages qui se détachent : Jean Calas ( accusé ), Marc-Antoine Calas ( victime ) et le Capitoul ( accusateur ), mais plus que ça, il y a une foule entière contre Jean Calas lorsque le Capitoul l’accuse.
Si l’on reprend le contexte général, l’affaire Calas se déroule durant des tensions religieuses importantes à Toulouse entre les catholiques et les protestants qui sont surveillés de manière importante. Les Calas sont une famille protestante, dont la religion reste assez mal perçue par les catholiques qui s’en méfient. Ainsi, la solitude de Jean Calas face à la foule montre donc que les protestants sont minoritaires face au catholique.
Le Capitoul de Toulouse est une fonction élective. Il était donc élu pour un an et avait l’exercice de la police et celui de la justice criminelle et civile. le Capitoul apparaît donc comme un procureur de justice, en plus de gérer la police et la résolution des affaires.
Ici, il se place dans la lumière, en accusant Jean Calas du doigt, le geste et la couleur le met en opposition face à l’accusé. Il apparaît aussi soutenu par la foule qui se masse derrière lui.
Le Capitoul est une figure catholique, il est ainsi un investigateur et réprime fortement la présence protestante dans la ville de Toulouse.
Marc-Antoine Calas, fils aîné de Jean Calas et de Anne-Rose Cabibel, apparaît ici représenté sous sa forme de cadavre, une corde au cou. La corde est le symbole de la manière dont il s’est donné la mort, en se pendant. Néanmoins, le détail reste discret et ainsi aux pieds de Jean Calas, il apparaît plutôt comme ayant été tué par son père.
Jean Calas, principal accusé, se tient seul au milieu de la scène. Il apparaît en paradoxe avec le Capitoul qui lui semble entouré par une foule de passants, de voisins.
Il semble aussi sous le choc de l’accusation, au vu de sa posture, les mains lachées, restant auprès de son fils.
On peut aussi noter que Jean Calas semble se trouver à la limite entre la pénombre et la lumière, entre son fils et le Capitoul. Il est le personnage central de l’œuvre, mais aussi le seul qui ne fait pas réellement face au spectateur qui ne peut pas apercevoir son expression ou les traits de son visage. - Format
- Toile
- Place
- Toulouse
- Contributeur
- Musée de l'Occitanie
- Détenteur des droits
- Musée de l'Occitanie
- Sujet
- Affaire Calas
- Couverture temporelle
- XVIIIe siècle

