Caricature d'un soldat soviétique, tenant en main un drapeau rouge (symbole soviétique), poignardant un soldat nazi, au sol, dans l'obscurité. Le soldat soviétique se dirige, dans la lumière, vers l'avenir.
Une affiche évoquant le retour d’un soldat soviétique d’Afghanistan avec la particularité que ce dernier est représenté non pas comme un héros mais comme une victime.
L’Epistre Othea a voyagé entre les cours princières de France et de Bourgogne. Ce manuscrit est particulièrement associé à Antoine de Bourgogne, grand bâtard de Bourgogne et demi-frère de Charles le Téméraire. Antoine, éduqué par le clerc Pierre Haneron à l’Université de Louvain, possédait une importante collection de manuscrits, dont 39 en latin. Le manuscrit de l'Epistre Othea qu'il possédait était le Codex Bodmer 49.
L'identité de son premier propriétaire reste incertaine, et plusieurs noms sont évoqués : « Jacques Mas », « Philippe de Le Sauch », « Caroline Fratrissart », « Charles Fratrissart », « Philippe Cuvillon », « Waleran Picavet » et « Gilles Vanderbuck ».
Conclusion qui synthétise les enseignements moraux centraux développés par Christine de Pizan. Il illustre l’importance de la quête de vérité et de sagesse, indépendamment de l’origine ou du statut social de celui qui les transmet. Christine mobilise ici César Auguste, un empereur des Romains (“Cesar Augustus”), à travers un épisode où Sibylle de Cumes (“Sebille Cumana”), prophétesse païenne, révèle à Auguste une vision divine de la Vierge Marie et de l’enfant Jésus, affirmant : “et quil nestoit fors un seul Dieu qui tout avoit cree” ; “lui dist que cellui estoit vray dieu qui estre aouré devoit et adont Cesar laoura”. Auguste est ici figure de pouvoir et de paix (“il seignourisoit paisiblement”). Il reconnaît alors une vérité transmise par une femme, illustrant ainsi l’idée que la sagesse féminine peut éclairer même les plus puissants, comme Othéa a pu le faire à Hector : “apprist aconoistre dieu ala creance dune femme”.
Texte issu du chapitre 67 se concentre sur Orphée, à la fois en tant que figure mythologique et allégorique, évoquant la tension entre le plaisir de l’art et le devoir chevaleresque. Le texte commence par : “Trop ne tassotes de la lire” ; “Orpheus se tu veulx eslire” ; “Armes pour principal mestier” ; “dinstrumens suivre nas mestier”. Ces vers sont une mise en garde contre une excessive fascination pour la musique et les plaisirs qu’elle procure. Elle établit une opposition fondamentale entre deux vocations : la voie des armes (“principal mestier”) correspondant au rôle traditionnel du chevalier ; et les instruments et distractions charnelles (“delices charnelles”) et mondaines (“compaignie mondaine”). La musique ici symbolise les plaisirs, perçus comme un danger pour celui qui doit se consacrer à des devoirs plus nobles. Orphée est cité comme exemple négatif, non pour sa virtuosité, mais pour ce qu’elle représente : un risque de distraction et d’oisiveté.
La glose décrit Orphée comme un poète et musicien capable d’exercer une influence sur la nature l’entourant : il “savoit jouer de la lire que mesmes les eaues courans en retournoient leurs cours et les oyseaux de lair, les bestes sauvages et les fiers serpens en oublioient leur cruaulte et sarestoient a en escoutant le son de la lire”. Cette fascination pour la musique est vue comme une “oysiveté” (oisiveté), dangereuse pour le chevalier.
La figure de Jason et la conquête de la Toison d'or offrent une mise en garde contre l'ingratitude et la déloyauté, des fautes considérées comme graves tant dans l'éthique chevaleresque que dans la religion chrétienne.
Représente une scène d’accumulation matérielle. La composition intimiste, où trois personnages sont enfermés dans un espace restreint, symbolise l’avidité et la possession. Au centre de l’image, un homme richement vêtu, probablement une allégorie de l’avare, donne des instructions. Sa main levée, signe d’autorité, illustre son contrôle sur les richesses accumulées. L’homme à gauche est penché pour placer ou prendre un sac volumineux dans un coffre, représentant explicitement la possession de richesse. Le coffre, un objet lourd et fermé, symbolise l’avarice et le désir de conserver les biens à l’abri des autres. Le personnage à droite, à la porte, porte aussi un sac semblant lourd, donc plein de richesses. Bien que Junon ne soit pas directement visible, sa présence est suggérée par l’atmosphère de la scène. Elle incarne ici l’influence négative de la richesse sur les relations humaines, où tout semble tourner autour du péché de l’avarice.
Affirmation de l'importance du savoir : “Moult te deliites ou savons, Yo plus que nul autre avoir.” ; “Car parce pouras moult apprendre et du bien largement yprendre”. Le savoir est présenté comme un moyen d’élévation morale et spirituelle. La glose évoque la figure de Io, un personnage mythologique liée à Jupiter et transformée en vache (“elle devint vache” ; “Yo fu amie Jupiter et que vache devint”). La vache donne du lait, un aliment nourrissant et essentiel, ce qui pourrait symboliser la manière dont la connaissance nourrit l'âme et l'esprit : "sicomme la vache donne lait lequel est doulx et nourrissant, elle donna par les lettres que elle trouva doulce nourriture a lentendement". L'aspect de Io devenu “femme commune” renvoie à l'idée que son savoir devient accessible à tous : “et puis femme commune puetestre entendu que son senst fu commun atous, comme lettres soient communes atoutes gens.”.
Souligne l’universalité des écrits et des enseignements, qui sont accessibles à tous ceux qui cherchent la connaissance. Le savoir n'est pas exclusif, mais doit être partagé et transmis, ce qui reflète l’idéal d’un savoir collectif, essentiel pour le chevalier. Cette idée est renforcée par la citation d'Hermès : “Qui sefforce daquerir science et bonnes meurs, il treuve ce qui lui plaist en ce monde et en lautre”. Cette citation rappelle que l’effort de se consacrer à l’acquisition des connaissances est la clé de la paix, tant dans ce monde-ci que dans l’au-delà. La recherche de la connaissance et de la vertu devient donc une quête spirituelle menant à la perfection morale et au salut de l’âme.